Démultipliez la puissance du netlinking avec les metamots

Démultipliez la puissance du netlinking avec les metamots

par | 4 Oct, 2018 | Stratégie de Contenu, Stratégies digitales | 0 commentaires

Les metamots, et plus généralement la sémantique, sont souvent opposés au netlinking dans les conversations, comme si quand nous faisions l’un, nous ne faisions pas l’autre. Mais en quoi les deux stratégies seraient-elles incompatibles ? Nous allons présenter ici une méthode détonante permettant de renforcer le poids du netlinking avec la sémantique. Bien réalisé, cet usage simultané permet d’accroître le retour sur investissement…

Nous sommes nombreux à avoir constaté que les liens réalisés à partir de sites de thématiques proches de la nôtre fonctionnaient mieux. La question est : « Pourquoi ? », mais aussi : « Comment Google le détecte-t-il et quelles sont ses exigences en la matière ? »

En fait, depuis quelques années, le jus envoyé par les liens a pris des « couleurs ».
Pour qu’un lien soit fort, il faut que les pages de chaque côté du lien soient en affinité. Autrement dit, la page qui fait le lien et la page qui le reçoit doivent avoir des sujets en symbiose.

Exemple d’affinité probable : une page qui parle de musique classique et une page parlant de Mozart. Par contre, le lien ne sera pas obligatoirement fort s’il provient d’une page qui parle de musique rock dont Mozart n’est pas, à proprement parler, une des stars.

Avec la page qui parle de musique rock, il faudra faire une certaine gymnastique pour faire avaler à Google que, si si, les pages sont bien en rapport. Du coup, que faut-il faire et comment ? Les pages sont-elles assez proches ? Et même la page parlant de musique classique, le fait de bourriner avec des mots que nous imaginons, nous humain, comme pertinents, va-t-il permettre à Google de comprendre ce que nous souhaitons qu’il comprenne ?

Attention, je dis « proches pour un moteur », car quand nous sommes humains, notre intelligence est réelle et non « imitative » comme celle d’un moteur.

Ce qui se passe :
Il semble aujourd’hui qu’un lien est traité pour 1/3 de façon structurelle et 2/3 de façon « sémantique ». Un jus sémantique est donc 3 fois plus puissant qu’un lien neutre ou hors propos… Cette proportion avec les années ne cesse d’augmenter en faveur de la sémantique.

Admettons que nous fassions un effort sur les thématiques des blogs (ou autre) qui nous font des liens, comment savoir si nous avons tapé dans le mille ?

En effet, pour qu’un lien fonctionne bien aujourd’hui, il faut que Google puisse effectuer une prédiction quand il voit le lien : « Moi, Google, je pense que la page derrière le lien va parler de cela ».

Hum, la version « doigt mouillé » peut ne pas marcher, et/ou de façon très partielle. Du coup, le travail est le même, mais nous faisons « plouf » quant aux résultats attendus (« plouf » : bruit que fait un coup d’épée dans l’eau).

Voyons comment aider l’ami Google à réaliser ses prédictions sans risque de travailler pour rien et sans jamais bourriner.

Pour ce faire, je propose un tutoriel pas à pas avec les outils metamots et Eurêka sur cocon.se.
Ce sera compréhensible par tous.

PASSONS MAINTENANT AU TUTORIEL.

PROBLÉMATIQUE :

Nous voulons nous positionner sur « Voyage aux USA ». Pour ce faire nous voulons écrire de nombreux articles ici et là et faire des liens qui partent de ces articles vers ma page « Voyage Aux USA ».

ÉTAPE 1 :

Nous calculons le metamot « Voyage aux USA ». Le metamot est le signal qui doit être placé dans une page de façon précise pour que Google puisse apprécier notre page à sa juste valeur. Un metamot se compose de 15 « lexies ». Les 15 doivent être placées dans notre contenu.

Mais lors de cette étape, ce qui nous intéresse est de voir quelles sont justement lesdites lexies.

metamot avec lexies
Metamot de l’expression « Voyage aux USA »

Notons au passage qu’il semble que les villes ne comptent pas autant que nous aurions pu le penser quand les personnes tapent « voyage aux usa ». Il y a, par contre, un intérêt pour les parcs nationaux et le territoire lui-même. Ces informations pourront nous servir dans notre marketing par ailleurs.

Dans une optique de bien faire les choses, nous allons surtout regarder les lexies déterminantes. Ces lexies vont davantage jouer sur la pertinence à obtenir que les autres lexies (même si, au final, il faudra de toute façon les mettre toutes). Mais là, quitte à parler de différents sujets dans les articles de blogs qui vont lier ma page, autant que les sujets tournent autour de ces lexies déterminantes.

Nous allons retenir comme directions pour les sujets des articles de blog : « Voyage aux usa » (cible), « Parcs nationaux » et « Territoire américain ». Nous allons éviter « assurance », car nous trouverions tellement de sujets que nous aurions un travail de tri extrêmement fastidieux…
Nous pourrions aussi trouver des sujets sur le « passeport biométrique », mais cela nous fera peut-être beaucoup de tri, nous allons donc nous contenter des 3 expressions ci-dessus pour ce tutoriel.

Note : En pratique, partons toujours sur des expressions de deux ou trois mots pour trouver des sujets, mais évitons celles d’un seul mot, car les sujets ne seront pas assez ciblés.

ÉTAPE 2 :

Allons dans l’outil Eurêka sur cocon.se et demandons-lui des idées de sujets (Eurêka rapide suffira a priori) pour chacune des expressions retenues ci-dessus : « Voyage aux USA », « Parcs nationaux » et « Territoire américain ».

Ici pour « Voyage aux USA » :

demande de sujet eureka
Recherchons des sujets dans Eureka

Au final, avec les 3 expressions choisies, Eurêka me délivre pas moins de 400 sujets ici. Rajoutons les accents, rendons peut-être plus français en cas de besoin, car ces sujets devront servir aussi à démarrer les TITLE des articles.

Si nous sommes extrêmement ambitieux, rien ne nous interdit de faire des « Eurêka normaux » qui délivrent encore davantage de sujets. S’il n’y en a pas encore assez, nous pouvons aussi chercher autour de toutes les lexies et non pas seulement autour des lexies déterminantes.

ÉTAPE 3 :

Calculons à présent les metamots de tous ces sujets… n’oublions pas d’y ajouter également « Voyage aux USA ».

C’est le moment d’écouter les œuvres de Claude Debussy, serein et détendu… En effet, cela prendra plusieurs heures à la vue de la quantité de metamots à calculer.

Mon lot de 398 metamots est calculé. Tout ce qui va suivre est enfantin.

ÉTAPE 4 :

Dans le menu gauche, cliquons sur « maillage sémantique ».

À ce stade, il faut noter que sur les 398 metamots calculés, certains de ceux-ci ne se reliant convenablement à aucun autre, ne sont pas présents dans la liste déroulante.

Localisez dans la liste l’expression-clé « Voyage aux usa » (la liste est classée en ordre alphabétique).

choix de l'expression cible
Sélection dans la liste l’expression à « pousser »

Cliquez dessus pour en faire la sélection.

ÉTAPE 5 :

À présent, une seule opération est nécessaire pour ne retenir que les metamots qui « glissent » naturellement vers notre expression-clé.
Il suffit de cliquer sur « All In ».

clic sur all in
Cliquons sur le bouton « All In »

Que fait « All In » ?
« All In » va choisir tous les sujets qui peuvent réellement glisser vers notre page cible. Nous pourrons alors faire un lien à partir de ces sujets vers « Voyage aux USA ». Ce qui n’est pas en affinité détectée par Google est donc non retenu par l’outil.

202 articles peuvent lier notre page
Le calcul est fait, 202 articles peuvent lier notre page

Avec les sujets que nous avons choisis au départ, seulement 202 sont effectivement en affinité avec « Voyage aux USA »… Nous avons donc échappé à la rédaction de 195 articles qui auraient été faits pratiquement pour rien ! Ceux que nous allons rédiger, par contre, seront performants.

Sauvegardons notre projet (bouton en haut à droite).

ÉTAPE 6 :

À présent que nous avons sauvegardé notre travail, nous allons pouvoir récupérer ce qu’il faut pour contextualiser les liens dans chacun des articles. Nous placerons 4 ou 5 des lexies parmi celles proposées à +/- 15 mots de distance du lien pointant vers « Voyage aux USA ».

sucreries pour Google
Plaçons à petite distance du lien quelques sucreries pour Google

Enregistrons ce PDF.

ÉTAPE 7 :

Maintenant, pour que les metamots puissent « signer » chacun de nos articles, rendons-nous dans « Simulations ». Choisissons la taille des articles que nous pensons écrire. En cliquant ensuite sur un des sujets, la liste des lexies à placer dans la page concernée nous est montrée.

signature sémantique des sujets
15 lexies différentes à placer dans chaque article ainsi que dans la page-cible : c’est la signature sémantique des sujets

Pour avoir tous les conseils d’optimisation en un seul endroit, ici pour des textes de 1000 mots, cliquons sur le bouton « PDF 1000 »

lexies et pondération
Liste des lexies et leurs pondérations en fonction de la taille de nos articles (ici 1000 mots)

Enregistrons le PDF.

ÉTAPE 8 :

Une fois les articles rédigés, nous disposons d’un espace « Optimisation » où nous pourrons affiner les textes et les optimiser « en Live ».
C’est aussi dans cette zone que nous pourrons avoir des idées d’intertitres si nous avons lancé une recherche préalablement.
Pour lancer cette recherche, cliquons en fin de listing de la page « Optimisation ».

recherche d'intertitres
Le bouton orange vous permet de lancer une recherche d’intertitres pour tout le lot de metamots

Là aussi, c’est un calcul assez long, car la recherche est lancée sur tous les articles du lot. Par ailleurs, le système ne nous connait pas et donc parfois des propositions seront hors propos. Cela étant, globalement, c’est une aide est précieuse.

Tous les intertitres utilisent les lexies des metamots, cela peut nous donner des pistes de sous-sujets de nos articles.

Une fois calculés nous les retrouvons dans l’espace d’optimisation des sujets.

propositions d'intertitres
Les propositions d’intertitres sont tout en bas de l’écran, dans chaque optimisation de chaque metamot

CONCLUSION

La sémantique en seo peut convenir à toutes sortes de situations. Celle-ci devient peu à peu incontournable tant le maching learning de Google est lancé à pleine vitesse. Il faut donc s’adapter à ce qu’il arrive à « comprendre » afin de ne pas travailler pour rien.

J’espère que cet article et tutoriel vous a plu.
J’ai commencé également sur mon blog un cours de sémantique SEO, celui-ci est en accès libre.

Les metamots et Eureka se trouvent sur cocon.se

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